Les quelques 100.000 victimes, Harkis ou parents de Harkis, estimées entre mars et décembre 1962, ont été occultées du bilan de la guerre d'Algérie. Harkis, Moghaznis, groupes d'auto-défense et supplétifs de la police engagés du côté français ont été désarmés, et de ce fait sacrifiés dès la signature des accords d'Evian. Au matin du 19 mars s'amorçait une épuration comparable à ce qui s'est passé sur le sol français à la libération. C'est l'un des épisodes les plus honteux de l'histoire de France contemporaine. Déconsidérés en France, car nés en Algérie, considérés par les Algériens comme traitres, un certain nombre de Harkis vit en métropole et cela après avoir vécu dans des camps de regroupement...